Revue des gonalgies par votre étiopathe à Châteaugiron

Les douleurs de genou sont légion, notamment chez le sportif. Syndrome de l’essui glace, syndrome de la patte d’oie, maladie d’Osgood, syndrome rotulien, entorses, tendinites… Autant de pathologies fréquentes qui viennent fréquemment gêner la pratique sportive. Celles-ci ne sont pourtant pas une fatalité. Le traitement manuel comme pratiqué en étiopathie permet de soulager rapidement et efficacement ces douleurs de genoux.

Le sport est générateur de traumatismes. Tout sportif ou presque a déjà connu une entorse, une tendinite. Spécialement les coureurs, pour lesquels le syndrome de l’essui glace est connu et redouté de tous. Car en règle général ce qui est « prescrit », c’est souvent l’arrêt de la pratique sportive pour un temps. Ce qui pose un vrai problème au pratiquant chevronné. 

Douleurs de genou lors de la pratique sportive

Or, la prise en charge en étiopathie a une vision différente de la chose. L’arrêt du sport n’est pas la réponse à tout, à l’exception d’un cas de figure ou une réelle sur-sollicitation est à l’origine des maux présentés. Car hormis ce cas de figure, ou la pratique en elle même est la cause des symptômes, l’arrêt du sport n’élimine en rien la cause de la pathologie présentée. Elle limite seulement l’expression de ses symptômes. 

Le problème, lorsque la cause reste en état, c’est qu’à la reprise de l’activité, les symptômes réapparaissent. C’est là que le bât blesse. L’étiopathe s’attachera avant toute chose à éliminer la cause mécanique de la douleur. En lui rendant toute sa physiologie, sa liberté de mouvement, les symptômes s’en iront naturellement.

Soulager naturellement et rapidement ses douleurs de genoux, c’est possible.

Nous allons donc disséquer ici l’anatomie du genou, afin d’y voir plus clair concernant les gonalgies. Les différentes pathologies seront assorties d’une partie raisonnement qui clarifiera la méthode usitée en étiopathie. 

Anatomie du complexe articulaire du genou

Introduction

Le complexe articulaire du genou est constitué anatomiquement de deux articulations. L’une entre le fémur et le tibia, l’autre entre le fémur et la rotule. L’ensemble est maintenue par un système ligamentaire et tendino-musculaire très puissant. En effet, le genou doit répondre à un doublé impératif. Il constitue l’articulation intermédiaire du membre inférieur, et doit donc permettre un assez grand degré de mobilité, tout en assurant une grande stabilité. 

La mobilité est permise par les surfaces articulaires mises en présence. Condylienne pour la partie fémoro-tibiale, trochléenne pour la fémoro-patellaire. L’ensemble permet notamment un mouvement sur un axe majeur qui est la flexion-extension. 

Le système ligamentaire et fibro-cartilagineux

On parlera ici du système de contention ligamentaire qui assure un maintien « passif » du genou, ainsi que des ménisques. 

Les ménisques sont des fibro-cartilages placés entre le tibia (auxquel ils sont accolés), et le fémur. Ils assurent un certain amorti de la pression intra-articulaire, et augmentent la congruence des surfaces articulaires. 

Le système ligamentaire est composé de :

  • Les ligaments latéraux : interne et externe (LLI, LLE). Ils permettent la stabilité latérale du genou. 
  • Les ligaments postérieurs : limitent l’extension forcée du genou. 
  • Les ligaments croisés : jouent sur le maintien d’avant en arrière du genou. Leur atteinte, très fréquente notamment dans les sports de contact, entraîne une sensation d’instabilité importante du genou. 
  • Les ligaments antérieurs. 

Les ligaments sont situés en périphérie d’une capsule fibreuse entourant le complexe articulaire dans son ensemble. Ils renforcent cette capsule dans tous les plans de l’espace.

Le système musculo-tendineux

Il est très riche au niveau du genou. Il représente le renfort « actif » aux ligaments dans leur recherche de stabilité, ainsi que le moteur des mouvements du genou. 

En avant nous avons le quadriceps, le tendon du tenseur du fascia lata, et le sartorius. En arrière les ischios jambiers ainsi que l’origine des muscles formant le galbe du mollet.

Les diverses atteintes du genou

Nous développerons ici certaines pathologies du genou parmi les plus fréquentes : le syndrome de l’essui glace, le syndrome de la patte d’oie ainsi que la maladie d’Osgood. 

Le syndrome de l’essuie glace

Introduction

Bien connu des coureurs notamment, le syndrome de l’essui glace est une douleur localisée à la partie antéro-externe du genou. Il se manifeste essentiellement à l’effort, rendant ce dernier difficile. C’est en fait une manifestation douloureuse d’une structure en particulier : le fascia lata.

Le fascia lata est une structure tendineuse, dont l’origine se trouve à la partie supérieure de la cuisse. Il fait suite à un petit muscle nommé le « tenseur du fascia lata ». Il parcourt ensuite la partie antéro-externe de la cuisse avant de venir se terminer au niveau du genou. 

Le fascia lata en vue latérale. La douleur se situe à l’insertion tibiale sur le coté externe du genou.

Vision étiopathique

Nous allons maintenant regarder cette structure de façon cybernétique. Le fascia lata est de nature tendineuse. Il ne possède pas de capacité contractile. Il est donc relativement plus passif qu’un muscle. Ceci dit, comme tout système vivant, il reçoit des informations, ainsi que des nutriments afin d’assurer ses fonctions. 

Ici, ce sont essentiellement les « entrées » qui vont nous intéresser. Un système tendineux de ce type ne reçoit pas d’information neurologique motrice directe. Par contre, il reçoit des nutriments via les vaisseaux sanguins qui l’irriguent. L’apport en nutriment est quant à lui régulé par des informations neurologiques motrices : c’est la neuro-vascularisation.

La neuro-vascularisation du fascia lata trouve son origine au niveau de la moelle  lombo-sacrée (L5-S1). C’est généralement sur cette région que l’on retrouve l’origine de cette pathologie. Un manque de mobilité dans la région lombo-sacrée entraîne une perturbation des informations neuro-vasculaires à destination du genou. Vient ensuite la sollicitation, lors de l’effort physique, par exemple à la course. La perturbation de la nutrition du fascia lata entraîne une diminution de ses capacités adaptatives. C’est à ce moment qu’apparaissent les douleurs typiques du syndrome de l’essui glace. 

La théorie de la sur-sollicitation seule tient difficilement la route. En effet, s’il était question uniquement de sollicitation excessive, plusieurs phénomènes devraient survenir :

  • Le syndrome de l’essui glace de manière bilatérale, sur chaque genou. Or ceci est assez rarement le cas. 
  • La très grande majorité des athlètes de haut niveau seraient atteints de cette pathologie (les marathoniens, ultra-trailers, iron-man et j’en passe). Ce qui ne semble pas être le cas. 
  • L’arrêt de la pratique devrait logiquement supprimer les phénomènes. Or ceux-ci perdurent après reprise de l’activité physique. 

C’est ce raisonnement qui nous permet de remonter à la cause directe de la pathologie. Une fois mise en évidence, le traitement manuel permet de réguler les apports en nutriments du fascia lata, pour une reprise de la course en douceur, et surtout sans douleur. 2 à 4 séances sont généralement conseillées pour soulager ce type de douleur de genou. 

Le syndrome de la patte d’oie

Introduction 

Le syndrome de la patte d’oie est une douleur située à la partie interne du genou, plus précisément à l’extrémité supéro-interne du tibia. C’est à ce niveau que viennent s’insérer 3 tendons (muscles Sartorius, Gracile et Semi-tendineux), et où l’on retrouve une bourse séreuse. La douleur se manifeste au mouvement, principalement sur des mises en pression lorsque le genou est fléchi. Il est très fréquent également chez le sportif, mais pas exclusivement. 

Vision étiopathique

Le raisonnement ici sera très similaire à celui appliqué pour le syndrome de l’essui glace. Nous sommes en présence de phénomènes semblables. L’un est une tendinite (essui glace), l’autre est une tendino-bursite (patte d’oie). Bien souvent, l’origine de la pathologie est également neuro-vasculaire. L’origine des fibres nerveuses varie cependant légèrement. La face interne du genou ne dépend pas des mêmes origines vasculo-nerveuses que la face externe. L’origine de ces fibres se trouve plus haut au niveau de la colonne lombaire, en regard de L2 à L4. 

Le traitement variera donc légèrement entre ces deux pathologies, puisque la neuro-vascularisation diffère. La régulation des symptômes prendra un laps de temps très similaire au syndrome de l’essui glace. 2 à 4 séances seront nécessaires pour venir à bout de la symptomatologie. 

Il s’agit ici, dans les deux cas, de revenir à un état adaptatif optimal pour le tissu. Mal nourri, un être humain dépérit, il s’affaiblit. À un niveau d’organisation inférieur, il en est de même pour un tissu spécifique, identifiable de manière anatomique. Il s’affaiblit, devient moins résistant aux sollicitations. C’est pourquoi la douleur surviendra essentiellement à l’effort. La capacité adaptative du tissu est amoindrie par ce défaut d’approvisionnement nutritif. 

En normalisant la mobilité lombo-sacrée, les informations neuro-vasculaires qui en sont issues redeviennent normales. Elles répondent à nouveau de manière adéquate à la demande du tissu, comme lors de l’effort. Les capacités adaptatives du tissu sont restaurées. L’inflammation liée à la pratique n’a plus lieu d’être. Les douleurs à l’effort disparaissent. 

La maladie d’Osgood Schlatter

Introduction

C’est une pathologie très connue, car elle touche un très grand nombre d’adolescents (notamment sportifs). C’est une atteinte localisée à l’attache du tendon rotulien au niveau de la partie supérieure du tibia. On parle d’ostéochondrose tibiale antérieure. C’est une douleur liée, le plus souvent à la pratique sportive, mais pas exclusivement. 

Le diagnostic clinique est très évocateur. Il repose sur une douleur localisée au niveau de l’insertion du tendon chez l’enfant de 8 à 15 ans, déclenchée par la pratique sportive. L’enfant boîte très souvent à l’appui lorsque la douleur s’éveille. Lorsque l’inflammation est importante et répétée, la douleur peut même s’installer au repos. Elle serait bilatérale dans ⅓ des cas. 

La structure douloureuse en question est une insertion tendineuse. On parle de pathologie « de croissance » car cette insertion se situe au niveau de ce que l’on appelle un cartilage de conjugaison. Ce sont les cartilages présents durant la croissance aux extrémités des os longs, qui permettent leur croissance. C’est pourquoi lorsque la croissance touche à sa fin, les symptômes s’amenuisent. Le cartilage tend à disparaître. 

Vision étiopathique

Nous sommes ici en face d’une structure un peu particulière. La pathologie en elle-même l’est également puisqu’elle concerne une catégorie d’âge très précise. Le raisonnement, quant à lui, reste le même. Si la croissance et la pratique sportive étaient les seuls fautifs, tous les ados de la même équipe de foot seraient touchés (par exemple). Alors qu’il n’y en a qu’un ou deux en réalité.

Il est question encore ici de nutrition du tissu en souffrance. Les étages d’origine neuro-vasculaire au niveau du genou ont été évoqués plus haut. La génèse de la pathologie vient encore une fois du défaut de son approvisionnement en nutriments pour pallier aux contraintes mécaniques qui lui sont imposées. 

Nous rajouterons ici une notion qui s’applique particulièrement bien à cette pathologie. Il s’agit des conditions nécessaires à l’expression des symptômes lorsque la cause mécanique est présente. Pour un rappel sur la loi de causalité appliqué aux systèmes vivants, c’est ici (lien interne article). Les notions de bilatéralité, et d’inflammation marquée suite à l’effort sous-tendent l’existence d’une inflammation systémique importante. 

Qu’est ce que l’inflammation systémique ?

Ce sont tout simplement les constantes, les éléments présents naturellement dans l’organisme qui déterminent le niveau d’inflammation global de celui-ci. De nombreux facteurs jouent un rôle déterminant dans son niveau, notamment l’alimentation. Chez les plus jeunes, l’alimentation n’est pas très souvent au cœur des débats. Pourtant, de trop gros apports en sucre raffinés, et de trop faibles apports en acides gras adaptés déterminent une augmentation de l’inflammation systémique. C’est le terreau parfait pour voir apparaître la symptomatologie évoquée ici. Bien sûr, la cause mécanique, le défaut de mobilité lombaire reste l’élément premier à normaliser. Il n’en est pas moins important de réguler l’inflammation systémique, qui est en cause dans de nombreuses pathologies de société. 

Conclusion

Les pathologies du genou sont légion. Syndrome de l’essui glace, de la patte d’oie, maladie d’Osgood, syndrome rotulien, entorses… Le traitement manuel étiopathique permet de soulager rapidement et efficacement ces douleurs de genoux. Nous pouvons cependant exclure les atteintes méniscales importantes, ou encore les ruptures ligamentaires. Ces atteintes relèvent de la chirurgie instrumentale réparatrice. 

Pour une reprise du sport plus rapide et sereine, n’hésitez plus à prendre rdv chez votre étiopathe à Châteaugiron.