Introduction / Étiopathe Châteaugiron

Les troubles digestifs sont monnaie courante dans la société actuelle. Ceci est lié à plusieurs facteurs, comme le stress ou l’alimentation par exemple. L’étiopathie permet de soulager rapidement ces diverses affections, par des techniques douces et précises sur les systèmes concernés. Cela s’applique autant aux nourrissons (coliques, régurgitations, reflux) qu’aux adultes pouvant présenter les maux les plus divers (reflux gastro-œsophagiens, brûlures d’estomac, constipation, diarrhée, ballonnements, intestin irritable, hémorroïdes…). Souvent, il faut s’intéresser également aux facteurs alimentaires et/ou stressants, qui peuvent gêner le traitement et provoquer des récidives s’ils ne sont pas gérés correctement. Le traitement de pareils troubles demande une approche globale. 

Le but ici ne sera pas de détailler chaque pathologie existant au niveau du système digestif, mais de faire une revue d’effectif des principales en expliquant le raisonnement étiopathique lui correspondant. 

Les troubles digestifs haut

On va parler ici des pathologies liées au système digestif sus-intestinal, à savoir le système hépato-biliaire, l’œsophage, l’estomac et le duodénum. 

Les reflux gastro-oesophagiens (brûlures d’estomac)

Les reflux gastro-œsophagiens sont caractérisés par des brûlures d’estomac, sensation de remontée du bol alimentaire dans l’œsophage, parfois jusqu’à la gorge. Elles sont très incommodantes. Lorsque les remontées sont importantes, elles peuvent provoquer une toux par irritation du pharynx. Généralement, elles sont majorées la nuit, en position allongée, du fait de la gravité. 

Ces remontées sont généralement causées par un spasme et une congestion d’un petit sphincter à la sortie de l’estomac, j’ai nommé : le pylore. Il est un petit muscle circulaire, qui permet le passage du bol alimentaire de l’estomac jusque dans la première partie de l’intestin grêle, le duodénum. Normalement, il s’ouvre et se ferme, régulé par de nombreux mécanismes neuro-hormonaux, et permet une évacuation fluide du bol alimentaire suite à la digestion gastrique. Lorsqu’il est spasmé et/ou congestionné, la vidange stomacale se fait plus difficilement. Le contenu gastrique a dès lors tendance à remonter vers l’œsophage lors du brassage mécanique des aliments par l’estomac.

Dans ces cas-là, le traitement mécanique trouve toute son efficacité. En effectuant des mobilisations douces de la zone pylorique, on vient libérer le spasme et la congestion du pylore. Cela permet une meilleure vidange de l’estomac dans le duodénum, et une diminution rapide des remontées gastriques. 

Il existe aussi quelques facteurs alimentaires qui posent souci. Les deux facteurs de risque principaux sont l’alcool (sans surprise), et… le café ! En effet, ces deux substances (éthanol, caféine) augmentent la sécrétion d’acide chlorhydrique dans l’estomac et provoquent une inflammation de sa paroi. Cette inflammation, avec le temps, va provoquer une congestion importante des parois de l’estomac, et par extension, du pylore ! Provoquant dès lors des remontées du bol alimentaire, avec brûlures d’estomac associées. 

Ces facteurs alimentaires influencent donc le pylore. Comment peut-il se retrouver spasmé ou congestionné autrement ? Et bien c’est là qu’intervient le facteur « stress » au sens large du terme. Le stress influe sur le système nerveux végétatif (celui qui gère inconsciemment tous les processus physiologiques du corps humain). Or, le pylore est un sphincter très innervé par le système végétatif, il y est très sensible. Un stress important pourra provoquer ce spasme du pylore, et plus il durera, plus la congestion apparaîtra et se maintiendra dans le temps. C’est là que l’intervention manuelle sera la plus efficiente, en permettant de lever le spasme et la congestion pylorique, on libère la vidange de l’estomac.

Le traitement médicamenteux classique a montré son efficacité pour « cacher » la symptomatologie, en éliminant une partie des sécrétions acides de l’estomac. Le problème, sur le long terme, est que la digestion chimique des aliments dans l’estomac s’en retrouve affectée, et l’absorption des nutriments moins efficiente. 

Attention, dans certains cas une intervention médicale, voir chirurgicale reste le plus indiqué. En effet, dans certaines pathologies du foie, ou lorsqu’il existe une atteinte importante du pylore (sténose), il existe des risques liés à l’inflammation importante du bas œsophage. Il sera important de bien identifier ces cas afin de les réorienter vers le professionnel adapté.

Les congestions hépatobiliaires

Ceci n’est pas à proprement parler un nom de pathologie, ou de syndrome quelconque. Cela dit, c’est une des premières occurrences lorsque l’on s’intéresse au système digestif haut. Le foie est une véritable centrale métabolique de l’organisme. Il traite la majorité des déchets, reçoit directement les nutriments apportés par l’alimentation, joue de nombreux rôles dans le métabolisme général de l’organisme. 

Synthèse des fonctions du foie

Il est dès lors très exposé à de nombreux facteurs pouvant induire une congestion. Mais qu’est ce qu’une congestion vous me direz ? C’est tout simplement une accumulation de sang au niveau d’un organe donné. Elle peut être normale, comme la congestion d’un muscle pendant un effort physique. Et elle peut être pathologique quand cette congestion perdure dans le temps. C’est le cas lorsque le foie est exposé à des facteurs de risques de manière continuelle. 

Une alimentation trop sucrée, trop riche en produits laitiers, l’alcool sans modération, les médicaments (et oui, certains sont hépato-toxiques), le tabac… et j’en passe ! Tous ces facteurs provoquent une inflammation du foie. Pris sur le long terme, cette inflammation devient congestion pathologique. L’oxygénation du foie est affecté, il y a souffrance tissulaire. Les fonctions essentielles du foie s’en trouvent impactées.

Les facteurs de risque hépatique, à l’origine de troubles digestifs

La symptomatologie peut être très diverse et variée. La fatigue sera présente, d’autant plus juste après manger. Il y aura divers troubles digestifs associés : présence de calculs biliaires, spasmes dans le tube digestif (-> RGO par exemple), ballonnements, tendances hémorroïdaires…

Bien sûr, la thérapie manuelle ne s’applique ici qu’aux cas débutants, ou les facteurs aggravants ne sont pas prédominants dans la vie de l’individu. Par des mobilisations effectuées au niveau de la cage thoracique (le foie est sous costal), on peut permettre une chasse sanguine et donc libérer une congestion hépatique. Mais cela est bien souvent limité par les facteurs de risques de la personne. Il est parfois nécessaire de bien conseiller le patient sur ses facteurs de risques afin de limiter ces congestions hépatiques dans le futur. 

Les complications peuvent être très sérieuses lorsque l’état d’inflammation et de congestion du foie sont avancés. La plus connue étant la cirrhose hépatique, qui est essentiellement liée à une consommation déraisonnée d’alcool. Cependant, la cirrhose peut également être liée à une médication, une alimentation inadaptée, ou bien encore une hépatite aiguë aggravée. C’est bien dans ces cas de figure que l’Étiopathie se retrouve démunie, la structure hépatique étant alors totalement remaniée, et bien souvent de manière irréversible.

Les troubles digestifs bas

On évoquera ici principalement le raisonnement concernant deux pathologies rencontrées fréquemment au cabinet, la constipation et les hémorroïdes. 

La constipation

On définit la constipation comme une diminution de la fréquence des selles. Le plus souvent, les selles sont petites et difficiles à expulser. Il est important, lorsque l’on parle de constipation, d’évoquer la fréquence des selles. En effet, un rythme aux alentours de 3-5 jours entre les selles peut être considéré comme normal en fonction des individus. On évoquera la constipation lorsque ce rythme ralentit de manière significative. Elle fait partie des troubles digestifs les plus fréquemment rencontrés, notamment chez les femmes.

Le grand coupable dans cette histoire est généralement la partie terminale du côlon, ou gros intestin. Cette portion du côlon va jouer un rôle dans la ré-hydratation des selles et dans leur acheminement vers le rectum. Ceci implique nécessairement la présence de suffisamment d’eau afin de remplir cette fonction. En cela, la déshydratation est souvent une des premières causes de constipation, le colon n’ayant pas la matière première à la formation des selles. 

Une fois le facteur hydratation éliminé, reste les causes qui nous intéressent en étiopathie. On peut se poser la question : comment se fait il que l’on soit constipé ? La réponse est assez simple. Le colon terminal est un organe assez libre, mobile. Ses moyens de contention sont assez lâches, et dépendent de la même vascularisation que la partie du colon auquel il répond. 

Une bonne vascularisation, c’est à dire un apport suffisant en nutriment est nécessaire au bon fonctionnement de tout organe. Sans un apport adéquat en nutriments, un tissu risque rapidement de dysfonctionner. L’apport vasculaire artériel du colon terminal (en sang oxygéné) dépend d’une innervation neuro-végétative dont l’origine se trouve en région lombaire. Un dysfonctionnement vertébral à ce niveau peut engendrer une hypoxie du tissu colique et induire une constipation. 

Dans cette même optique, un tissu doit se débarrasser convenablement des déchets issus de son métabolisme. Sans cela s’accumulent des métabolites et autres indésirables, causant également une hypoxie de l’organe. C’est l’autre hypothèse, et aussi la plus fréquente. Une congestion localisée au colon terminal va gêner la nutrition de l’organe, ainsi que de ses moyens de contention. Ceux ci, subissant une hypoxie, vont être plus susceptibles de se relâcher et de modifier la dynamique du colon sigmoïde. 

La constipation peut néanmoins être redevable de plusieurs autres facteurs. Elle est très courante dans de nombreuses médications (anti dépresseurs, anxiolytiques, diurétiques par exemple). Elle peut également faire partie d’un tableau plus urgent, par exemple lors d’une occlusion intestinale ou une péritonite. Il faut bien évidemment exclure ces diagnostics le plus efficacement possible. 

Suivant l’ancienneté de la constipation, le suivi pourra durer entre 2 à 4 séances pour une efficacité maximale, tout en éliminant les facteurs de risques lorsque cela est possible.

Les hémorroïdes

Les hémorroïdes sont des phénomènes vasculaires, impliquant une dilatation des veines rectales, plus ou moins importantes selon les cas. Cela induit deux signes cliniques principaux que sont les saignements, notamment lors du passage à la selle, et la sensation de gêne, voir une douleur dans la région anale. C’est une pathologie assez fréquente, qui répond très bien au traitement manuel étiopathique, lorsque le cas n’est pas trop avancé. 

La cause de ce phénomène est d’origine vasculaire, et veineuse plus particulièrement. Il existe, au niveau ano-rectal, une congestion importante entravant le passage du sang veineux, ce qui induit à terme une dilatation des veines ano-rectales. En effet, les veines possèdent relativement peu de tissu musculaire dans leur parois, si on les compare aux artères, bien plus musculeuses. Leur capacité de contention est limitée, si bien qu’à partir d’un certain point, elles se dilatent. Et voici comment naissent les hémorroïdes. 

Le travail manuel s’effectuera principalement au niveau du bas ventre, de manière à stimuler la circulation de retour. Par des manœuvres douces mais fermes, dans le respect de la douleur du patient, on va chercher à provoquer des réflexes vasculo-nerveux qui vont provoquer la chasse sanguine. En levant la congestion installée, on permet aux veines ano-rectales de retrouver peu à peu leur dynamisme d’antan. Ce faisant, la symptomatologie diminue assez rapidement. Il faut compter généralement entre 2 à 4 séances pour soulager efficacement les hémorroïdes. 

Il existe là aussi des cas, plus complexe, ou la thérapie manuelle ne permettra pas de solutionner la situation. C’est le cas lorsque la dilatation des veines ano-rectales est trop importante. La paroi veineuse est atteinte, de façon irréversible. Ne reste dans ce cas que l’option chirurgicale, une hémorroïdectomie, qui permetttra de soulager le patient. L’autre grande cause qui ne concerne pas la thérapie manuelle sera les hémorroïdes secondaires à une atteinte hépatique importante. C’est le cas notamment lors de la cirrhose du foie. Celle ci induit une nette diminution du flux sanguin veineux au niveau abdominal, dont la conséquence sera entre autre l’apparition du syndrome hémorroïdaire.

Conclusion

Les troubles digestifs sont monnaie courante dans les cabinets d’étiopathie. Leur traitement est généralement concluant, avec une amélioration des troubles en quelques semaines. Bien sûr, tout dépend de l’importance de l’atteinte ainsi que de sa durée. La durée du traitement varie entre 1 séance à 5 séance lorsque les troubles digestifs sont installés depuis longtemps. 

Pour prendre RDV au cabinet de Châteaugiron : c’est ici que ça se passe.

Prenez soin de vous…