Présentation par votre étiopathe à Châteaugiron

L’Étiopathie est une thérapie manuelle, cousine de l’ostéopathie et de la chiropraxie. Elle dérive d’ailleurs historiquement de ces pratiques, dont elle s’est largement inspirée. Elle s’adresse à tous les âges, du nourrisson à la personne âgée. Les indications sont larges et recouvrent les pathologies du quotidien dans leur ensemble.

Les indications fréquentes

Les troubles musculo-squelettiques sont l’indication la plus fréquente : entorses, lombalgies, cervicalgies, contractures, tendinites… La liste est longue. Suivent les troubles digestifs : reflux gastro-œsophagiens, constipation, ballonnements, diarrhées pour les plus fréquentes. Les troubles gynécologiques tels que les douleurs menstruelles, l’infertilité dans le couple sont également des soucis que je traite régulièrement au cabinet. Enfin, et de manière peut être plus surprenante, les troubles urinaires (pollakiurie, soucis prostatiques, incontinence non compliquée…), les vertiges, migraines, soucis ORL répondent bien au traitement étiopathique. 

Le fondement de l’Étiopathie est sa méthode. Issue de modes de pensée novateurs, l’Étiopathie est de fait une vraie « médecine » moderne. Les guillemets sont là pour rappeler que la médecine classique reste référente, l’Étiopathie se place toujours en complément, bien qu’elle se veuille de première intention pour les pathologies les moins compliquées. 

Indications pour une prise en charge étiopathique (liste non-exhaustive).

La méthode étiopathique

Un peu d’histoire…

L’Étiopathie est née dans les années 1960, une méthode novatrice que l’on doit à son fondateur Christian Trédaniel. Celui ci, après des études en ostéopathie et en chiropractie aux États-Unis notamment, dont il tire de nombreuses inspirations, a voulu faire émerger une méthode nouvelle. Il a longtemps étudié les modes de pensée qui émergeaient à l’époque, notamment la cybernétique, qui était très en vogue avec les débuts de l’informatique.

L’influence de l’ostéopathie (notamment structurelle) et de la chiropractie restent tout à fait indéniables dans la génèse de l’étiopathie. C’est aussi la raison pour laquelle la différence reste parfois difficile à appréhender pour de nombreux patients. La gestuelle peut être très similaire dans de nombreux cas. Pour exemple, le toggle recoil, technique développée au USA est un héritage de la chiropractie. 

Cependant, Mr Trédaniel a été chercher de nombreuses autres inspirations. On citera sans faute Mr René Leriche, chirurgien vasculaire dont les travaux ont permis une meilleure compréhension des phénomènes physio-pathologies à l’œuvre dans les sous-systèmes vasculaires. Et par là même, de nouvelles applications pratiques pour nous thérapeutes. Viennent ensuite Mr Thure Brandt et son disciple, Mr Henri Stapfer, dont les travaux ont permis une approche plus efficiente et globale du système gynécologique. Nous pouvons remercier également les nombreux anatomistes spécialisés dans l’étude du système nerveux végétatif. Cette petite partie du système nerveux, souvent la grande oubliée, est un véritable repère pour nous étiopathe, un véritable tableau électrique nous guidant dans notre pratique. 

Aperçu du système nerveux végétatif

C’est de ce métissage de pratique qu’est né l’étiopathie, pour en faire une méthode globale, efficiente, et résolument moderne. 

Posons les bases…

La méthode étiopathique, que l’on appelle également les « principes », repose sur plusieurs modes de raisonnement. On évoquera ici la cybernétique, le déterminisme, le mécanisme, le principe de causalité, les notions de génétique et de milieu extérieur…

La cybernétique

Tout d’abord, abordons le gros morceau : la cybernétique. C’est une discipline qui repose sur la notion de système, en interaction avec son environnement. La définition qui me plaît le plus est celle de Mr Couffignal. : « La cybernétique est l’art de rendre l’action efficace ». C’est en fait l’étude des interactions qui existent, à la fois à l’intérieur du système, et entre le système et son environnement. Cette vision du corps permet une approche plus complète et globale. En effet, elle prend en compte l’influence du milieu sur l’individu, tout en permettant de raisonner sur les différents organes, tissus qui le composent. 

La cybernétique a été développée parallèlement à l’avènement de l’informatique. Les notions de base en sont l’ « input », l’ « output » et le « feedback ». C’est ainsi que se développe un système dans son environnement. Il reçoit une information (input), qu’il traite, et en découle un comportement (output). Ce comportement et l’effet qu’il va produire sur son milieu constitue alors une nouvelle information (input) pour le système. C’est ce que l’on appelle le feedback. Il permet au système d’ajuster son comportement à son environnement pour en tirer le meilleur et assurer sa survie.

Schéma d’un effecteur en relation avec son milieu extérieur

Le raisonnement cybernétique nous permet de comprendre le vivant de manière plus globale. Que ce soit dans sa physiologie (où les notions de feedback sont omniprésents), comme dans sa pathologie. C’est l’étude des interactions qui existent entre les différents systèmes de l’organisme que nous permet de trouver la structure responsable de la pathologie. Ces interactions sont véhiculés par les systèmes nerveux, vasculaire, hormonal, immunitaire, soit les grands systèmes d’inter-relation. Ils connectent les tissus entre eux, permettent la cohésion et l’harmonie du système. Il est donc logique qu’il soit également le support des interactions existantes dans la pathologie.

Le principe de causalité

L’énoncé est simple : « Prises dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent les mêmes effets ». Évident, vous me direz. Et bien pas tant que cela lorsque l’on se penche sur le cas d’un système vivant. Vous voyez bien que dès les 5 premiers mots, on rencontre notre premier problème. Les mêmes conditions ne peuvent tout simplement pas exister chez un système vivant. 

L’être humain est unique. Il reçoit à la naissance, cadeau de ses parents, un « potentiel génétique » donné, et unique à l’exception des vrais jumeaux. L’évolution de son « potentiel génétique » (ou PG) dépend dès lors du milieu dans lequel évoluera cet individu. L’influence du milieu sur le PG de ce dernier commence dès le développement dans l’utérus de sa mère. Cette influence perdurera tout du long de l’existence de cette personne, confirmant ou infirmant le « potentiel génétique » qui lui a été conféré. 

C’est la raison pour laquelle chaque individu est absolument unique, même de vrais jumeaux. Le PG a beau être le même, l’influence du milieu exercera nécessairement son influence sur chaque être vivant. Dès lors, on ne peut plus retrouver les mêmes, exactes conditions chez deux individus différents. 

Alors pourquoi parler du principe de causalité ? Car c’est là toute la subtilité du raisonnement. Pour appliquer le principe de causalité à l’être vivant, il faut lui appliquer le principe de similitude. Chaque être humain est semblable à son prochain. Ce qui nous permet de proposer un énoncé qui sera plus approprié : « Prises dans des conditions semblables, des causes semblables produisent des effets semblables ». 

Ceci est primordial dans le raisonnement d’un étiopathe. En effet, pour un certain problème très précis, nous retrouverons la même cause semblable chez la majorité des individus. C’est ainsi que la précision du diagnostic est affinée. 

Le mécanisme

L’Étiopathie se veut résolument mécaniste. Mais qu’est ce que le mécanisme ? C’est une notion qui se divise en 3 sous parties dans le raisonnement propre à notre méthode. Le mécanisme « mécanique », « physico-chimique », et « informatif ». 

La vision de l’homme a beaucoup évolué ces derniers siècles. Le corps a commencé par être vu comme un ensemble de rouages, de leviers qui assurent sa mobilité et son soutien. Une vision très matérialiste, brute. C’était du temps de Descartes, ou le corps était considéré de manière dualiste avec la division corps-esprit. C’est le mécanisme « mécanique ».

Puis est venu le temps de voir l’Homme comme un ensemble de procédés et de réactions physico-chimiques au cours du XVIIIè siècle. Lavoisier est entre autres à l’origine de ces progrès, grâce à des expériences sur la respiration notamment. Ce sont les prémices de l’étude de la physiologie, qui engendre le mécanisme « physico-chimique ».

Enfin, plus récemment le mécanisme « informatif » est venu se greffer à ces derniers. Celui-ci permet de compléter cette approche de l’Homme, par l’étude des interactions qui existent en son sein, et avec son milieu extérieur. Il permet de rendre compte des phénomènes humains de manière plus globale. 

Le mécanisme permet d’expliquer les phénomènes pathologiques ainsi que leur génèse. Prenons un exemple pour chaque cas :

  • Mécanique : l’entorse typique de cheville, avec torsion en externe sur un choc à la cheville -> réduction de mobilité, on est en présence d’un phénomène purement mécanique.
  • Physico-chimique : le tabagisme en est l’exemple parfait, avec les effets délétères qu’on lui connaît. 
  • Informatif : imaginons une situation absolument insurmontable au travail pour un individu donné. Cette situation, à plus ou moins long terme pourrait mener à un burn-out. 

C’est le déterminisme mécanique, physico-chimique, informatif. Dans des conditions semblables, des causes semblables produisent des effets semblables. 

Déroulement d’une consultation en étiopathie

L’interrogatoire

Il démarre véritablement dès que je vous vois entrer dans le cabinet, de par votre démarche, votre gestuelle, qui peuvent en dire long sur votre problématique. Ensuite je vais vous écouter parler de votre soucis. Je vous poserai toutes les questions nécessaires à établir quel est le système en cause dans votre cas. Car c’est de cela qu’il s’agit, déterminer quelle est la structure en souffrance, et est il possible pour moi d’y remédier manuellement ou non.

C’est une étape fondamentale, en effet il existe quelques cas ou l’étiopathie ne pourra rien faire pour arranger votre état. Le cas échéant, je vous réorienterai vers le professionnel le plus adapté. Cependant, si votre problématique rentre bel et bien dans le champ de compétence de l’étiopathie, nous passerons à l’étape suivante.

L’examen manuel de confirmation

C’est le moment ou vous me suivez en direction de ma table d’examen. Je vais procéder à un examen palpatoire en premier lieu, afin de confirmer mes hypothèses établies lors de l’interrogatoire. Au besoin, je vous ferai exécuter des tests de mobilité, de manière active puis passive, afin d’affiner mon diagnostic.

À partir de là, j’aurai toutes les informations nécessaires au passage à l’acte manuel thérapeutique.

L’acte thérapeutique

Il peut s’agir, en fonction des cas, de diverses techniques de mobilisation, qu’elles soient articulaires, vertébrale ou périphérique, viscérales (pour des soucis digestifs ou gynécologiques par exemple), ou encore tissulaires. Ces techniques seront appliquées de manière à ce qu’elles soient le moins douloureuse possible pour le patient. 

L’objectif ici sera de redonner de la mobilité et une fonctionnalité optimale aux systèmes concernés par les mobilisations. Ceci étant fait, la structure à l’origine de la pathologie retrouve sa physiologie, son état de fonctionnement optimum. La symptomatologie qui en découlait va s’atténuera au fur et à mesure du suivi. 

La durée du traitement variera suivant plusieurs facteurs. Par exemple, plus votre problème est ancien, plus il faudra de séances pour en venir à bout. Ce n’est pas une généralité absolue, il existe bien évidemment des exceptions, mais c’est ce qui se passe dans la majorité des cas. Ceci est du au fait qu’un système, une fois qu’il se retrouve dans une situation donnée, en fait sa nouvelle physiologie, même si cette dernière est néfaste pour son fonctionnement. Lorsqu’on lui rend sa physiologie initiale, il a tendance à vouloir naturellement retourner à son état antérieur. C’est pour cela que dans certains cas, le traitement peut s’étaler sur plusieurs séances, afin d’observer de meilleurs résultats sur le long terme. Il faut en général entre 1 à 4 séances pour obtenir de bons résultats sur le moyen-long terme. 

Technique de mobilisation de la colonne lombaire

Conseils en fin de séance

Afin de mener le traitement à bien, il faut aussi se mettre au boulot. Je ne suis pas un magicien, et lorsque la physiologie d’un système est rétablie, il faut s’en servir afin de la maintenir. 

Je donnerai ici un exemple très simple. Je reçois beaucoup de gens qui passent leur journées au travail assis devant un bureau. Ça ne vous surprendra sûrement pas tellement, mais une articulation est faite pour le mouvement, et ne supporte en règle général pas très bien l’immobilité prolongée. Si dans cette exemple, il arrive que le soucis soit une douleur dans le bas du dos, le traitement manuel aura un effet bénéfique immédiat. Cela dit, pour garder ces effets, il faut continuer à mobiliser le bas du dos le plus possible afin qu’il retrouve ses facultés d’antan.

Je vous guiderai donc à travers quelques exercices très simples à mettre en place chez soi ou directement au travail (une petite pause mobilité toute les 1-2h, vous verrez, ça fait beaucoup de bien!). Il se peut aussi que j’émette quelques conseils vis à vis de plusieurs autres aspects du quotidien, notamment l’alimentation, l’activité physique, le sommeil… Tout cela pour maximiser les effets obtenus grâce à la thérapie manuelle, et par là même rendre le traitement plus rapide et efficient. 

N’hésitez pas à me contacter pour tout renseignements, ou prise de RDV

En vous souhaitant le meilleur, 

Bastien Décamps